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ENCYCLOPÉDIE MODERNE.

TOME DEUXIÈME.

Algérie. — Anatomie.

PARIS.

TYPOGRAPHIE DE FIRMIN DIDOT FRÈRES,

KUE JACOB, n° 56.

MODERNE.

DICTIONNAIRE ABRÉGE

DES SCIENCES, DES LETTRES, DES ARTS.

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DE L'INDUSTRIE, DE L'AGRICULTURE ET DU COMMERCE:

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NOUVELLE ÉDITION,

ENTIÈREMENT REFONDUB ET AUGMENTÉE DE PRÈS DU DOUBLE,

PUBLIÉE PAR

MM. FIRMIN DIDOT FRÈRES,

SOUS LA DIRECTION

DE M. LÉON RENIER,
SECRÉTAIRE TRÉSORIER DE LA BIBLIOTHÈQUE DE L'UNIVERSITÉ,
MEMBRE DE LA SOCIÉTÉ NATIONALE DES ANTIQUAIRES DE FRANCE

CORRESPONDANT DE L'INSTITUT ARCHÉOLOGIQUE DE ROME.

Tome Deuxième.

PARIS,

FIRMIN DIDOT FRÈRES, ÉDITEURS,

IMPRINEURS-LIBRAIRES DE L'INSTITUT DE FRANCE,

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MODERNE

OU

DICTIONNAIRE ABRÉGÉ

DES SCIENCES, DES LETTRES ET DES ARTS.

ALGÉRIE. ( Histoire.) S'il faut en croire, « Les Perses furent ceux dont la puissance Salluste, qui avait été gouverneur de la Nu- | prit le plus rapide accroissement; bientôt l'exmidje, et qui s'appuyait sur des traditions cès de leur population força les jeunes gens populaires et sur les livres du roi numide de se séparer de leurs pères et d'aller occuHiempsal, toute la contrée connue main | per, près de Carthage, le pays qui porte autenant -sous le nom général de Barbarie, et jourd'hui le nom de Numidie. par conséquent l'Algérie, eut pour premiers « Dans la suite les Phéniciens, les uns pour habitants les Gétules et les Libyens, pen- délivrer leur pays d'un surcroît de population, ples sauvages, vivant sans lois, sans gouver les autres, dans des vues ambitieuses, enganement, se nourrissant de la chair des bêtes gèrent à s'expatrier la multitude indigente et fauves et de l'herbe des champs, se reposant quelques hommes avides de nouveautés; ils là où la nuit les surprenait.

fondèrent sur la côte maritime, Hippone , Ha. « A la mort d'Hercule, qui périt en Es- | drumète et Leptis, et ces villes, bientot florispagne, selon l'opinion répandue en Afrique, I santes, devinrent l'appui ou la gloire de la pason armée, composée d'hommes de toutes les trie. Pour ce qui est de Carthage, j'aime mieux nations, se trouva sans chef; aussi ne tarda. | n'en pas parler que d'en dire trop peu (1). » t-elle pas à se disperser. Parmi les peuples qui Sans discuter le plus ou le moins de vraila composaient, les Mèdes, les Perses et les Ar: semblance de ces traditions, dont Salluste luiméniens, passèrent en Afrique et vinrent s'éta- même déclare ne vouloir pas accepter la res. blir sur les côtes de la Méditerranée. Les Perses ponsabilité (2), nous en rapporterons une s'approchèrent davantage de l'Océan; ils se fi: autre qui nous a été conservée par Procope. rent des cabanes avec leurs vaisseaux renversés; Suivant cet historien, à l'époque de l'invasion se mêlèrent aux Gétules par des mariages, et de la Palestine par Jésus (Josué), fils de Navé, comme, dans leurs fréquentes excursions , ils tous les peuples qui habitaient la région mari. avaient changé souvent de demeures, ils se tiine, depuis Sidon jusqu'aux frontières de l'Édonnèrent à eux-mêmes le nom de Numides. gypte, et qui obéissaient à un seul roi, les GergéEncore aujourd'hui, les habitations des pay. séens, les Jébuséens, et les autres tribus nomsans numides, appelées Mapales, ressemblent mées par les livres des Hébreux, abandonnéassez, par leur forme oblongue et leurs toits rent leur patrie pour échapper au glaive exter. cintrés, à des carènes de vaisseaux.

minateur des Israélites, traversèrent l’Egypte, « Aux Médes et aux Arméniens se joigni. allèrent s'établir en Afrique, dont ils occupèrent les Libyens, peuple plus voisin de la mer rent toute la côte septentrionale jusqu'aux d'Afrique que les Gétules, qui étaient plus colonnes d'Hercule, et fondèrent dans cette près du soleil et de la région de feu. Ils ne tar. contrée un grand nombre de villes, dans les. dèrent pas à bâtir des villes ; car n'étant sépa. quelles la langue phénicienne était encore eu rés de l'Espagne que par un détroit, ils purent usage de son temps , au sixième siècle de l'ère établir avec ce pays un commerce d'échange. Les Libyens altérèrent peu à peu le nom de Mèdes, et, dans leur idiome barbare, les appe

(1) Salluste, Jugurth. c. 18.

(2) Cæterum , dit-il, fides ejus rei penes auctores Jèrent Maures.

ENCYCL. NOD. – T. II.

erit.

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