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Mais un plus doux délire habite vos déferts,
Et vos antres encore nous inftruisent en vers;
Vous infpirez les miens, ombres majestueules!
Souffrez donc qu'aujourd'hui mes mains refpectueu-
fes

Viennent vous embellir, mais fans vous profaner!
C'eft de vous que je veux apprendre à vous orner.

Le bois peut f'offrir fous des afpects fans
nombre:

Ici, des troncs preffés rembruniront leur ombre;
Là, de quelques rayons égayant ce féjour,
Formez un doux combat de la nuit et du jour.
Plus loin, marquant le fol de leurs feuilles légeres,
Quelques arbres épars toûjours dans les clairie-

res,

Et flottant l'un vers l'autre, et n'ofant fe toucher,
Parroîtront à la fois fe fuir et le chercher.
Ainfi le bois par vous perd fa rudefle auftere:
'Mais n'en détruifez pas le grave caractere,
De détails trop fréquens, d'objets minutieux.
N'allez pas découper fon ensemble à nos yeux,
Qu'il foit un, fimple et grand, et que votre art lui

laiffe,

Avec toute la pompe, un peu de fa rudeffe.
Montrez ces troncs brifés; je veux de noirs tor-

rens

Dans le creux des ravins fuivre les flots errans.

Du tems, des eaux, de l'air n'effacez point la

1

trace;

De ces rochers pendans refpectez la menace,
Et qu'enfin dans ces lieux empreints de majefté
Tout refpire une mâle et fauvage beauté.
Telle on aime d'un bois la ruftique nobleffe.

Le bocage moins fier, avec plus de molleffe
Déploie à nos regards des tableaux plus rians,
Veut un fite agréable et des contours lians,
Fuit, revient, et f'égare en routes finueufes,
Promène entre des fleurs des eaux voluptueufes;

Beisp. Samml. 3. B.

H

Et

De Lille.

De Lille. Et j'y crois voir encore, ivre d'un doux loifir,
Epicure dicter les leçons du plaifir.

1

Mais c'eft peu qu'en leur fein le bois ou le bo-
cage

Renferment leur richeffe élégante ou fauvage;
Il en faut avec foin embellir les dehors.
Avant tout, n'allez point, fymmétrifant leurs bords,
Par vos murs de verdure et vos triftes charmilles
Nous cacher des forêts les nombreuses familles :

Je veux les voir; je veux perçant au fond des

a

bois,

Voir ces arbres divers qui croiffent à la fois;
Les uns tout vigoureux et tout frais de jeuneffe,
D'autres tout décrépits, tout noueux de vieil-
leffe;
Ceux-ci rampans, ceux-là fiers tyrans des fo-

rêts,

Des tributs de fa feve epuifant leurs fujets:
Vafte fcene, où des moeurs, de la vie et des
âges,
L'efprit avec plaifir reconnoît les images!

Près de ces grands effets, que font ces verds rempards,

Dont la forme importune attrifte les regards,
Forme toujours la même, et jamais imprévue?
Riche variété, délices de la vue!

Accours, viens rompre enfin l'infipide niveau,
Brife la trifte équerre et l'ennuyeux cordeau:
Par un mêlange heureux de golfes, de faillies,
Les lifières des bois veulent être embellies.
L'oeil, qui des plants tracés par l'uniformité
Se dégoûte, et f'élance à leur extrêmité,
Se plait à parcourir, dans fa vafte étendue,
De ces bords variés la forme inattendue;
Il f'égare, il fe joue en ces replis nombreux;
Tour-à-tour il f'enfonce, il reffort avec eux;
Sur les tableaux divers que leur chaîne compofe
De diftance en distance avec plaifir repofe:

Le bois f'en agrandit, et dans fes longs retours
Varie à chaque pas fon charme et fes détours.

Deffinez donc fa forme, et d'abord qu'on choififfe Les arbres dont le goût préfcrit le facrifice. Mais ne vous hâtez point; condamnez à regret; Avant d'exécuter un rigoureux arrêt, Ah! fongez que du tems ils font le lent ou vrage,

Que tout votre or ne peut racheter leur ombrage,
Que de leur frais abri vous goûtiez la douceur.

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De Lille.

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G. von ihm B. I. S. 148. Unter allen Lehrgedich ́ten dieser Gattung verdient sein Essay on Criticism einen eben so ausgezeichneten Rang, als sein Essay on Man unter den philosophischen Gedichten nicht nur seiner, sondern aller übrigen Nationen. Jenes Gedicht besteht aus drei Theilen, die aber sehr glücklich in Ein Ganzes verschmolzen sind. Zu érst Negeln für den angehenden Kunstrichter, dann Aufzåhlung der Ursachen des fehlerhaften und falschen Geschmacks in der Kritik, und zulezt Vorschriften für den Kunstrichter, in Ansehung seines Verhaltens. Mit den Regeln der Kritik sind übrigens die vornehmsten Regeln des Geschmacks und der guten Schreibart überhaupt, beständig verbunden; auch ist dieß treffliche Gedicht eben so reich an scharfsinnigen und treffenden Bemerkungen, als an fein abgezogenen und lehr reichen Vorschriften. Beide werden durch die Gedrungenheit des Ausdrucks und durch die Lebhaftigkeit eingewebter Bilder, desto stärker und eindringlicher. Einen vortrefflichen Kommentar über dieses Gedicht findet man in Dr. Warton's Essay on POPE'S Genius and Writings, Vol. I. Sect. III. p. 101---210. S. auch D. 1OHNSON'S Lives of the Engl. Poets, Vol. IV. p. 16. fl. Er nennt diesen Versuch mit Recht ein Werk, welches einen so weiten Umfang von Einsichten, so viel feinen Scharfsinn, so viel genaue Menschenkenntniß, und eine so vertraute Bekanntschaft mit der alten und neuz ern Literatur verråth, als man nicht leicht im reifsten Alter und durch die långste Erfahrung zu erreichen vermag. Und doch schrieb es Pope schon in seinem zwei und zwanzigsten Jahre! Vergl. Dusch's Briefe, Th. 1. n. A. Br. XIX.

ESSAY ON CRITICISM, v. 68-200.

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Firft follow Nature, and your judgment frame
By her juft Standard, which is ftill the fame:
Unerring Nature, ftill divinely bright,
One clear unchang'd, and univerfal light,

Life, force, and beauty, muft to all impart,
At once the fource, and end, and test of Art.
Art from that fund each juft fupply provides,
Works without fhow, and without pomp prefi-
des.

In fome fair body thus th' informing Soul,
With fpirits feeds, with vigour fills, the whole,
Each motion guides, and ev'ry nerve fuftains;
Itfelf unfeen, but in th' effects remains.
Some, to whom Heav'n in wit has been profufe,
Want as much more to turn it to its use;
For wit and judgment often are at ftrife.
Though meant each other's aid, like man and
wife,

'Tis more to guide, than spur the Mufe's Steed;
Restrain his fury, than provoke his speed;
The winged courfer, like a gen'rous horie
Shows moft true mettle when you check his
courfe.

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Thofe RULES of old discover'd, not devis'd
Are Nature ftill, but Nature methodiz'd.
Nature, like Liberty, is but reftrain'd
By the fame laws which first herself ordain'd.
Hear how learn'd Greece her ufeful rules indi-
tes,

When to reprefs, and when indulge our flights:
High on Parnaffus' top her fons fhe fhow'd,
And pointed out thofe arduous paths they trod;
Held from afar, aloft, th' immortal prize,
And urg'd the reft by equal steps to rife.
Juft precepts thus from great examples giv'n
She drew from them what they deriv'd from
Heav'n.
The gen'rous critic fann'd the poet's fire,
And taught the world with reafon to admire.
Then criticism the Muse's handmaid prov'd

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To dress her charms, and make her more belov'd,
But following wits from that intention stray'd,
Who could not win the miftrefs, woo'd the maid;

Against

Pope:

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